Nos valises
viennent d'être bouclées et nous nous apprêtons à partir. Nous sommes très chargées car nous avons pensé à toute notre petite famille durant notre séjour. Je complèterai cet article dès mon
retour. En attendant, voici un petit bilan :
Se nourrir à New York :
De manière générale, je confirme qu’il est difficile de manger sainement aux
Etats-Unis, à moins d’y mettre le prix (en tout cas à New York). Nous savons de quoi nous parlons car nous en avons fait les frais ! Si tout comme nous, vous souhaitez privilégier les
restaurants aux fast foods, sachez que les prix sont à la base plus élevés qu’en France et que les prix affichés sur les cartes ne comprennent pas les 8% de taxe et les 15% minimum de TIP
(pourboires obligatoires : vous êtes obligés de la verser à New York et ce, même si vous n’êtes pas satisfait du service).
On s’est rendu compte que certains restaurants (malhonnêtes) ajoutaient à la main la
TIP sur la note alors que leur caisse la comptabilisait déjà dans la note. Pour s’en rendre compte, il faut vérifier la note et lorsque vous leurs faites remarquer, ils vous donnent des
explications qui ne tiennent pas la route mais que vous êtes malgré tout obligés d’accepter. Du coup, ça énerve et avons donc essayé de privilégier de plus petits restaurants. Si bien
qu’aujourd’hui, cerise sur le gâteau, on s’est même retrouvé dans un petit restaurant japonais situé dans une petite rue, à l’étage. Après s’être installées, nous constatons que le restaurant
ressemble plus à un domicile (en mauvais état). Nous avons l’impression d’assister à un déjeuner familiale car les personnes attablées juste à côté de nous ne sont que des membres de la famille
(nous sommes les seules clientes). La serveuse qui vient prendre notre commande est toute débraillée et chipote pour modifier le menu que j’ai choisi. J’ai envie de partir mais Fadila, qui ne
veut pas qu’on leurs fasse de la peine, me retient. Je ne mange rien car le saumon est de mauvaise qualité. Fadila mange de mes sashimis pour essayer de me faire relativiser (je n’apprendrai
qu’après qu’elle s’est forcée pour que j’évite de faire un scandale). Je réfléchis à comment je vais leurs dire et c’est le fou rire. Au final, la note a été équivalente à celles des autres
restaurants. Comme la TIP n'apparaissait pas sur la note, nous ne l’avons pas payée. Du coup, ils nous ont attrapées dans les couloirs pour nous
obliger à la payer. En entendant ce que je pensais de leur restaurant, ils sont devenus beaucoup moins aimables et Fadila a sorti les billets pour éviter que le reste de la famille ne vienne se
joindre à notre discussion. Trop la rage !
Se déplacer à New York :
Au cours de notre séjour nous n’avons cessé d’emprunter les transports en commun. Avec une metrocard de 25€, il vous est possible de les
emprunter à volonté durant toute une semaine. Ceux qui se plaignent des métros parisiens, sont manifestement ceux qui n’ont jamais emprunté les transports en commun de New York : les bus et
métro sont vieux et inconfortables (il n’y pas de mousse sur les sièges) et les chauffeurs ne sont pas très aimables. Les stations de métros sont lugubres, vraiment très sales et les odeurs
nauséabondes peuvent jusqu’à vous piquer le fond de la gorge et vous donner des nausées dans certains coins. Les métros nous ont permis de nous
déplacer rapidement dans Manhattan et les bus de parcourir les avenues tout en les observant. Les américains sont très courtois et n’hésitent pas, à
laisser leur place aux plus âgés, aux femmes et aux enfants.
Nous profitons de cette dernière journée pour aller nous balader sur le port, à côté de Pierre 17. Nous avons de la chance, nous retrouvons les beaux jours du
début de notre séjour.
En faisant le bilan de notre séjour, nous constatons que nous ne sommes pas
aventurées à Harlem, ni dans le Bronx. Ce sont pourtant des quartiers très différents de Manhattan et donc intéressants à découvrir, mais ils sont beaucoup moins desservis par les transports en
commun. Nous n’avons pas pu aller à Harlem, mais LL Cool J se produisant au Nokia Théâtre de Times Square, c’est donc Harlem qui est venu à nous
Nous l’avons su en lisant, comme chaque matin, le journal « Metro ». Eh oui, il existe également ici ![]()
LL Cool J est un rappeur Newyorkais, mi Bad Boy mi lover, que nous connaissons depuis notre jeunesse pour ses bons sons. L'ambiance était à son comble. Il suffisait de lever la main en même temps
que les autres. Heureusement que nous avions bien choisi nos places, juste devant deux personnes qui sont restées assises tout au long du concert, contrairement aux autres.
Nous avons observé le public et le show avec beaucoup de recul. Les filles étaient
surexcitées et attendaient avec impatience les moments où la star s'épongeait avec une serviette avant de la lancer dans le public (la fosse). Il lançait également des roses...It was very
funny
“We are sisters and we come from Paris. We are on vacation until tomorrow and we would like to assist […] It will be amazing […] we are fans…”.
Nous sommes en plein entretien pour les admissions à l’enregistrement du Late Show (animé par David Letterman), qui aura lieu comme chaque
jour à 14h. N’ayez de craintes, nous nous ne sommes pas vraiment fans. Nous n’avons d’ailleurs jamais vu l’un de ses talk shows mais en passant devant le théâtre où se déroule le show, (situé
juste derrière notre hôtel),
une idée m’est venue à l’esprit : « Fadila, si on assistait à un talk shows!
Cela nous permettrait de voir l’envers du décor, de savoir si tout n’est vraiment que comédie, et puis ça peut être sympa… ». L’idée la séduit.
En se renseignant sur les
Talk show, on apprend que le Late Show est justement le plus regardé et le préféré
des américains. Du coup, on se pointe le lendemain matin à 9h devant les portes alors qu’elles n’ouvrent qu’à 9h30. A notre grande surprise, les gens commencent à affluer et une file d’attendre
commence à se constituer derrière nous. Nous ne savons pas comment nous allons procéder car nous n’avons pas de tickets alors que la procédure veut qu’une demande de ticket par téléphone soit
faite au préalable. Ce n’est qu’à réception des tickets (environ 1 mois plus tard) que les américains peuvent ensuite se présenter au théâtre,
remplir un questionnaire avant de passer un petit entretien de sélection. Plusieurs notes d’information affichées aux portes d’entrée précisent bien que disposer de tickets ne garantit pas
l’admission. Eh oui, ils ont besoin de vous rencontrer au préalable pour voir si vous correspondez à leurs critères.
Pour mettre toutes nos chances de notre côté, nous
faisons un petit effort de présentation
et jouons la comédie à l’américaine. Le monsieur qui nous reçoit écoute attentivement les réponses aux questions qu’il nous pose. Il nous précise, d’un ton grave et vraiment très sérieusement,
qu’il croise les doigts pour nous, que tout est possible, qu’il ne faut pas désespérer (si nous étions dans un film, ce moment aurait été accompagné d’une de ces musiques émouvantes annonçant la
minute émotion). Pour contenir notre envie de rire, je prends un air ému et le remercie par un « thank you soooo much ». En sortant, nous avons même eu le droit à un « Good
Luck » qui venait du fond du cœur.
Pour connaître les résultats, nous devons le contacter à 13h (normalement c’est à eux de nous appeler mais exceptionnellement il nous donne le numéro).
A 13h, on nous annonce la nouvelle comme si l’heure était grave. Nous n’avons pas été sélectionnées pour
le show d’aujourd’hui. La nouvelle passe comme une lettre à la poste, nous avons déjà d’autres projets
Nous continuons donc à faire nos courses dans la superette dans laquelle nous étions en apprenant la « terrible » nouvelle J. Nous n’avons jusque là trouvé aucune grande surface, que des superettes où l’on y trouve de tout. On constate que les packagings et formats des produits aussi bien vendus en France qu’aux Etats-Unis sont différents. On constate aussi, contrairement aux marques américaines, que les marques françaises s’adaptent. Par exemple, ici la « Vache qui rit » se nomme « the Laughing Cow ». Les médicaments, exposés dans les rayons, sont chers et en libre service. Les fruits, légumes, produits laitiers et eau sont relativement chers contrairement aux sodas, chips, sucreries et autres cochonneries du genre… (une bouteille d’eau d’1,5L vaut 1,89$ alors que 2L de soda (de marque) valent 1,69$)
Pour nous changer les idées, nous décidons de faire du shopping pour acheter quelques petits souvenirs. En
passant devant Century 21 (le soit disant temple de la dégriffe), nous décidons de faire une petit tour car la vitrine nous attire. Dans ce magasin qui consacre 2 étages complets aux chaussures,
on y trouve des chaussures de créateurs et couturiers à des prix sacrifiés (du Miu Miu, Juicy Couture, Chloé, Jimmy Choo, Dolce & Gabbana… mais pas de Prada, Gucci, Dior et Chanel). Les prix
sont encore réduits de moitié dans la partie réservée aux soldes, si bien qu’on peut y faire de très bonnes affaires. Par exemple, vous pouvez trouver une paire de chaussure qui en valait 150 à
30$, 14$ et même 8$. Ma sœur et ma cousine Dalila qui auraient été dans leur élément. En examinant la marchandise, j’en conclue qu’il ne s’agit pas de contrefaçon et je me fais
plaisir
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